L’étang et l’eutrophisation

Le vieillissement des plans d’eau

Qu’il soit d’origine naturelle ou qu’il ait été construit sur votre propriété, il arrive que l’étang présente des signes de « mauvaise santé » et d’eutrophisation. Les odeurs, la mauvaise qualité de l’eau, la boue sur le fond ou les décès de poissons sont autant de signes précurseurs d’un déséquilibre. Les facteurs qui provoquent ce genre de symptômes sont souvent naturels : une année particulièrement sèche peut entraîner une baisse significative du niveau de l’eau qui peut à son tour être à l’origine de changements qui s’aggraveront avec le temps si on ne prend aucune mesure pour y remédier. De même une saison très pluvieuse peut entraîner une sédimentation accrue de matière organique provenant du lessivage des berges, qui en se décomposant consomme une grande quantité de l’oxygène présent dans l’eau.

Il faut savoir que tout étang ou lac finira par vieillir, se remplir de boue et se transformer en marécage, puis en milieu humide et enfin en sous-bois. Ceci est un processus naturel se produisant sur des centaines ou des milliers d’années, selon la dimension du plan d’eau. Un grand lac pourra prendre des milliers d’années à se remplir, tandis qu’un petit jardin d’eau se remplira au bout de deux ans.

La pollution aquatique

Le problème survient lorsque les facteurs anthropiques viennent accélérer significativement ce processus. La grande quantité de nutriments et de pollution présents dans l’eau de ruissellement qui arrive dans les étangs et lacs augmente la productivité primaire, c’est-à-dire les algues et les plantes aquatiques. Lorsque celles-ci meurent, elles se transforment en d’autant plus de vase qui s’accumule au fond, augmentant les quantités de nutriments, et ainsi de suite en un cycle de rétroaction positive qui fait vieillir le plan d’eau. Lorsque certains critères de concentrations en nutriments, de couvert végétal et d’épisodes d’algues sont observés, on parle alors d’un lac eutrophe.

Il existe deux types de pollution aquatique : soluble et insoluble. Les lacs accumulent des matières insolubles telles que les végétaux morts ou les restes d’animaux, sous forme de sédiments. Les polluants solubles proviennent principalement des engrais, de l’érosion et des infiltrations, et rendent le phosphore et l’azote disponibles pour les algues et la végétation envahissante.

De grandes quantités de boues, pas forcément visibles de la berge, peuvent s’amasser au fond de votre étang. Celles-ci peuvent consommer tout l’oxygène nécessaire aux organismes chimiotrophes, et par conséquent produire des composés indésirables tels que l’ammoniac et le sulfure d’hydrogène. On observe également une libération de phosphore, qui est généralement réutilisé par les plantes. Les plantes suffoquent et sont alors remplacées par des d’algues moins exigeantes qui en proliférant viendront perturber le fonctionnement de votre étang.

Lorsque les gens réalisent que leur étang se remplit de matière organique et autres sédiments, leur premier réflexe consiste à penser à un recreusage de l’étang. Mais il existe d’autres solutions moins chères et surtout moins invasives permettant de rétablir l’équilibre de l’écosystème de votre lac ou étang. Recreuser un étang est une solution temporaire à ces problèmes de sédimentation, et l’accumulation de boue n’est qu’un symptôme du manque d’oxygène de votre eau. Ajouter un système d’aération dans votre lac, gravière ou bassin reste la solution à de nombreux problèmes parfois décourageants.

Insuffisamment oxygéné, un étang peut vieillir prématurément et mourir

La vie aquatique est étroitement liée à la qualité de l’eau. Pour survivre, n’importe quel organisme peuplant un étang, canal ou bassin est dépendant de divers facteurs. L’oxygène est le plus important d’entre eux. Dans un étang, le taux d’oxygène peut fortement être affecté par une prolifération d’algues ou par des réactions chimiques liées au lessivage de polluants organiques. L’oxygène ainsi consommé n’est plus accessible pour les organismes bénéfiques que représentent les poissons et autres plantes aquatiques servant de nourriture à leurs prédateurs. Au fur et à mesure que le taux d’oxygène diminue, ces organismes éprouvent de plus en plus de difficulté à survivre et peuvent s’éteindre. Ils sont alors remplacés par les algues : on assiste à l’eutrophisation de l’étang, c’est-à-dire son vieillissement prématuré. La mort est l’étape suivante.

Un type de phytoplancton, le bloom algal bleu-vert (cyanobactéries), apparaît généralement au cours du printemps ou à l’automne lorsque les quantités de nutriments sont les plus fortes. L’eau de ruissellement enrichie en nutriments ou toutes autres sources (même la pollution) favorise le développement et la reproduction de ces algues qui confèrent à l’eau une apparence poisseuse et sale. L’oxygène consommé pendant leur cycle de vie, mais également pour leur décomposition fait défaut pour les autres organismes peuplant le plan d’eau, ce qui entraîne des chutes de densité de poissons et autres êtres vivants.

Les algues filamenteuses, également appelées « écume d’étang », forment des tresses épaisses et se regroupent en denses amas flottants. Leur croissance commence à partir d’objets ou de roches submergées au fond de l’étang. Au fur et à mesure qu’elles grandissent, les algues rejettent de l’oxygène qui est piégé au centre des amas végétaux. Ceci confère aux amas une flottabilité qui les entraîne jusqu’à la surface ou ils recouvrent alors de larges zones. Le problème d’algues filamenteuses est souvent un problème persistent car ces plantes présentent la particularité de se reproduire à partir de fragments de plantes, de spores ou par division cellulaire. Un traitement avec les bonnes bactéries peut aider à résoudre ce problème.

Ajouter de l’aération à un étang ou un lac – la meilleure méthode pour contrôler la qualité de l’eau et les algues

Nous proposons deux types de systèmes d’aération. Le système électrique est constitué de formats variables de diffuseurs et de compresseurs permettant d’aérer les étangs et les lacs allant du demi-acre jusqu’à 8 acres. Le second système est alimenté par des panneaux solaires.

Les panneaux solaires actionnent le compresseur qui envoie de l’air sous pression jusqu’aux diffuseurs faciles à mettre en place au fond de l’étang. Dans les périodes peu ensoleillées ou lorsqu’il est nécessaire de bénéficier d’une aération continue, nous recommandons plutôt le système électrique. Le système électrique fournit une aération optimale quel que soit le temps ou la saison.

N’hésitez pas à visiter notre boutique en ligne ou à nous contacter pour plus d’information!

 

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